Moi et ... la chute, le bilan

Moi et ... la chute, le bilan
Photo : Une photo des chiens, qui date de quelques temps déjà, pour changer, et les mettre un peu à l'honneur ^^.




Au bout d'un quart d'heure, le temps nécessaire pour faire un rapide état des lieux, me voilà debout. Une douleur, comme une brûlure, me déchire le côté gauche depuis la chute. Le fait de me relever me fait immédiatement voir 36 chandelles.
Je m'appuie contre un arbre, tentant de trouver une respiration la moins douloureuse possible. Mais le feu irradie à présent jusque dans la poitrine. Douleurs en aiguilles, sensations d'être poignardé.. après tout que sais-je ? Je ne l'ai jamais été alors pourquoi cette expression ??
Et le chien qui n'arrête pas de me sauter autour !! Pourtant, on voit bien là que l'heure n'est plus à jouer ! Mais je n'ai pas le courage de me mettre à hurler sur lui...

***

Doucement, tout doucement, je reprend ma descente, la plus pénible de ma vie me semble-t-il, mais rien n'est simple, cette douleur qui m'empêche de respirer, un bon mal de dos aussi, et la peur d'une seconde chute me ralentissent quelque peu.
Je pousse mon portail à 10 heures et quart, doublé par des chiens joyeux et bondissants, rejoignant la porte d'entrée avec entrain, bavant presque, tant la perspective de leurs biscuits les attire. Oh et puis zut ! Tant pis pour le courrier, je le prendrais plus tard, j'ai bien mérité de rentrer me mettre au chaud à la maison !

***

A peine la porte passée, ma tante me gratifie d'un : "- Hannnnn ! Mon DIEU !!! Mais dans quel état tu es !!!!!"
Crevé, n'ayant pas envie de rentrer dans les détails de ma stupide chute, et quelque peu honteux qui plus est, d'autant que parler m'est douloureux pour le moment, je lâche juste, dans un souffle : " - Tombé. Gamelles d'eau. Biscuits. Canapé. Merci.".
Moi même je n'aurais rien compris à ces mots. Pourtant, ma tante a changé les gamelles d'eau des chiens, leur a donné leurs biscuits, avant de venir me rejoindre sur le canapé, et de me poser un tas de questions.

***

Après lui avoir fait le récit complet de ma mésaventure, et avoir recommencé pour Yvan, lui aussi inquiet, eux aussi font un rapide état des lieux, m'engueulant au passage de ne jamais prendre sur moi ce satané téléphone mobile. D'ailleurs, où avais-je bien pu le mettre encore ?? Bonne question. Comme si un téléphone portable aurait pu m'empêcher de chuter ! Au secours téléphone, je tombe rattrape moi !

***

C'est moi qui suis tombé. Pourtant, ce sont eux qui s'affairent tout autour de moi, qui s'affolent, comme si j'étais rescapé d'une terrible avalanche. Tant bien que mal, je parviens tout de même à les calmer et à les faire patienter un peu.
En réalité, jusque midi et demie, heure à laquelle, pour couronner le tout, Vanessa arrive, toute heureuse de sa bonne surprise, nous expliquant que son père, Oh miracle, a bien voulu la déposer. Quand elle me voit, elle prend la même allure que ma tante et, pour la troisième fois, je conte le récit de ma mésaventure. Mais tout le monde s'inquiète que je ne sois pas encore relevé de ce fichu canapé. Pire, mais je ne m'aventure pas trop à le signaler, mais plus on avance dans le temps, et bizarrement, plus j'ai mal...

***

Vanessa, dont on se demande parfois de quel côté elle est, achève d'inquièter le monde en rappelant qu'il y a 5 ans, lors de ma fracture du péroné, j'avais fait la route à pied, de la Côte à chez ma mère, avec l'aide de Lilie. Selon eux, si je ne suis pas sur pied, c'est que c'est donc forcément plus grave. Dans la famille, dès que l'un d'entre nous se couche, tout le monde s'inquiète beaucoup, faut dire que ça n'arrive pas souvent !
Ma tante propose donc de ..."me descendre a l'hopital des urgences" ( mignonne petite expression que voilà ! ). Ce que je refuse énergiquement. Pour y perdre la journée ? Alors que mes deux jambes et mes deux bras fonctionnent ? Alors là, pas question !!

***

Ma tante exige alors de faire au moins venir le médecin. Ce que je refuse également. Attendre toute une journée, pour au final être envoyé faire des radios à la clinique, ça revient au même, voir pire !! Ma tante, que l'inquiètude, qui pourtant n'a pas lieue d'être en cet instant, rend beaucoup moins patiente, voit rouge :
" - Quelle tête de cochon !!! T'es comme ton grand-père, têtu comme une bourrique !!!!" Ce que je prend évidemment comme un compliment.
Comme tout le monde y va de sa petite hypothèse et de sa petite anecdote, comprenant que, quoi que je fasse, je n'y couperais de toute façon pas, et afin de les rassurer, j'accepte d'être conduit aux urgences de la clinique, où ce sera bien plus rapide à mon goût qu'à l'hôpital. Et je dois bien avouer que j'ai toujours un peu honte de faire perdre leur temps aux urgentistes de l'hôpital quand justement, il n'y a rien de bien urgent.
Vanessa semble surexcitée à l'idée d'aller aux urgences, vraiment la journée prend une tournure à laquelle elle ne s'attendait pas ! Sur le moment, je ne la comprend pas vraiment, mais enfin bon !

***

Un peu plus d'une heure et demie. C'est le temps que j'ai mis à m'habiller, à me chausser et à préparer mes papiers. Aidé fort heureusement par Vanessa. Nous constaterons ensemble mon côté gauche déjà bleu marine et mon épaule de même. Mais je la rassure, ça n'est qu'un bleu, l'épaule bouge bien et n'est pas douloureuse. La radio confirmera..
Il faut aussi compter dans ce temps, celui que je met à descendre et surtout à me hisser dans le 4x4. Et nous mettons le double pour descendre jusqu'à la clinique, puisque nous roulons à une vitesse de 15 km/h en moyenne, chaque nid de poule étant en plus un supplice ( Le lendemain, j'aurais ma mère au téléphone, qui me dira : "j'ai vu le 4x4 passer hier, mais comment ça se fait que vous rouliez aussi doucement, il est cassé ??").

***

En arrivant, je sors mes papiers, explique à nouveau ma mésaventure et la dame se montre compréhensive. Et, comme la salle est presque vide, et que, me dit-elle avec un petit clin d'oeil ( ?? ), l'incident date de ce matin, elle fait venir quelqu'un tout de suite. Effectivement, je n'ai pas le temps de m'asseoir ( ce qui m'aurait été difficile, car j'ai principalement mal au dos ), qu'une docteresse arrive et m'invite à la suivre. J'explique à nouveau la petite affaire, elle m'ausculte, me dit qu'il vaudrait mieux que je me déshabille.Je lui explique ma situation, mon underworks que, dans l'état actuel des choses, je me voie vraiment très mal retirer ( et qui en fin de compte, me soulage beaucoup, ce qui fait que je ne le retire plus pour le moment ). Elle fait preuve de beaucoup de compréhension, et, sans m'asticoter plus longtemps, m'envoie en radiologie. Et cette fois-ci, pour attendre, j'attend ! C'est plein !!

***

C'est enfin mon tour, je suis "photographié" dans tous les sens, tant et si bien qu'en sortant, j'ose blagguer en disant à Vanessa que je suis certain de m'illuminer dans le noir ce soir tant je suis devenu radioactif. Pour excuse, la piqure d'anti-douleur devait déjà faire bien son effet... Retour à la salle d'attente des urgences en attendant le compte rendu. Et c'est là que je vais attendre le plus longtemps, debout qui plus est. Vanessa sympathise immédiatement avec un bébé d'environ deux ans, qui a une énorme bosse sur le front, que ça n'a pas vraiment l'air de déranger outre mesure. C'est que je commence à avoir un creux moi !

***

Un départ à la boulangerie de la part de Vaness, et deux parts de pizza plus un croissant plus tard, avec évidemment, un café et une cigarette devant la clinique, c'est enfin à nouveau mon tour, il est presque 18 heures..... Autant dire que finalement, j'aurais perdu tout autant de temps aux urgences de l'hopital, mais enfin, ici au moins, j'ai moins l'impression de déranger avec mes petits bobos qu'à l'hopital, je ne sais pourquoi.

***

Je ressors enfin de la clinique à 18h30 environ, avec une ordonnance d'anti-douleur que nous prenons immédiatement dans la première pharmacie que nous croisons. Pour bilan de la petite histoire, j'ai des hématomes un peu partout, rien de bien méchant donc, je me suis tout de même cassé ou fêlé, la docteresse ne parvenant pas à voir clairement les clichés nous a-t-elle indiqué, 3 côtes, et pour le dos, rien de méchant, j'ai mal à cause du choc et voilà tout.

***

En rentrant chez moi, alors que Vaness appelle son amie Naïs pour lui indiquer que nous n'irons pas fêter la St Sylvestre chez elle ( nous le ferons tranquillement chez moi et puis tant pis ! ), je prend 4 comprimés d'anti-douleur, doublant immédiatement la dose prescrite par la docteresse ( à mon goût, elle ne s'est jamais cassé trois côtes ! ) et je monte me coucher. Fatigué, extrêmement contrarié, et endolori.

***

Moralité de la petite histoire : Si tout en haut de la forêt tu veux grimper, sois prudent est attend que ça soit déneigé. Tout le monde sait qu'avec la montagne il ne faut jamais jouer ! Et moi, je vais peut-être diminuer ma dose de calmants là !!!





Rafi, le 29/12/2009




PS : Enfin, je remercie ma jumelle, dont le cadeau est arrivé par colis le jour même de la petite histoire, et qui m'a bien remonté le moral. Tu le sais déjà, mais je tenais à le signaler une fois de plus ! Je vous remercie infiniment pour vos commentaires bien agréables et vos visites si nombreuses depuis la création de ce blog. Merci à tout ceux qui prennent le temps de me lire, si fastidieuse soit cette tâche ! Ayant une "réunion de famille" aujourd'hui, je n'aurais pas le temps de passer ce jour chez vous, et préparant mon petit réveillon demain, je ne passerais pas non plus, je pense qu'il en sera de même pour vous ! Je m'en excuse à l'avance.

JE VOUS SOUHAITE A TOUS, UN EXCELLENT REVEILLON DE LA ST SYLVESTRE !!

Et à l'année prochaine ! ;)
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# Online seit Mittwoch, 30. Dezember, 2009 um 01:23

Moi et.... la chute

Moi et.... la chute




Lundi 28 décembre. Il est un peu plus de 8 heures du matin, je suis au dehors avec les chiens, une éternelle cigarette à la main. Malgré un froid quasi polaire, c'est une journée magnifique qui s'annonce. Un grand et beau soleil, qui jusqu'alors était resté timide, un vent, un peu froid, un peu fort, qui repousse enfin le plafond nuageux.
Appuyé au mur, j'écoute le chant des oiseaux alentour, celui du coq, de la cascade, le grincement de deux gros cyprès derrière la maison, que le vent pousse à se faire toucher l'un l'autre, crééant ainsi un bruit quelque peu inquiétant. Même en hiver, même dans la neige, tout n'est jamais complétement silencieux, il y a toujours une symphonie, sans fausse note aucune. Et même à moitié sourd, je ne supporterais pas de vivre dans un silence total.

***

Non, vraiment, c'est une bien belle journée qui commence. Les chiens, joueurs ce matin, semblent être de mon avis. Et la bonne humeur de mes deux poilus me gagnant, je décide de pousser jusque derrière la petite église.
Le chemin pour y accéder est glissant et escarpé, étroit par endroit, mais avec la neige, "j'accrocherais" mieux.
Et puis, sans que je ne comprenne jamais vraiment pourquoi, ils adorent se balader dans ce coin-là. A l'opposé, il y a un chemin traversant également le bois, un large sentier, plat, agréable pour marcher, ou nous aimons, nous autres humains, nous promener.

***

Mais eux, ils ont un faible pour ce coin-là de la forêt. Celui derrière la vieille et petite église abandonnée. Celui bien après la placette, où personne ne va jamais en fin de compte.. A part les chèvres biensûr.
Et pour cause ! Tout est en pente, pendant qu'ils courent de haut en bas, sautant au-dessus des obstacles, prenant en courant quelque virage hasardeux, près, si près de nous, se jettant sans réserve dans les ronces, les orties, que nous évitons soigneusement, nous nous accrochons aux branches, aux racines, aux troncs même, pour parvenir à grimper. Pendant qu'eux ont déjà fait plusieurs aller-retour, semblant presque nous narguer, nous, pauvres humains malhabiles sur nos deux jambes,nous doublant à toute vappe, gueules grandes ouvertes, disparaissant de temps à autre, reparaissant plus vite encore, négociant un virage brutal pour ne pas entrer en collision avec un arbre, ou entre eux.

***

Aujourd'hui, c'est un peu différent. Je suis seul, les chèvres elles-mêmes sont rentrées. La neige vient tout transformer, tout compliquer. Allons bon, manquerait plus que je me perde chez moi, le comble !!
Par quel côté avons-nous pour habitude de prendre ? Les chiens, eux, semblant se fier à un peu plus qu'à leurs yeux, connaissent le chemin, et aujourd'hui, c'est à moi de les suivre.

***

Le début ne monte pas de trop, surtout avec la neige, jusque-là, cela ne change pas beaucoup, c'est même plus simple. Mais peu à peu, au milieu des folles et endiablées courses-poursuites de mes chiens, je sue, je souffle, et je râle comme un cochon, alors que personne ne m'y a forcé ! J'ai chaud à présent. Mes pieds, juste dans mes sabots, sont trempés, mon pantalon de toile, relativement simple, mais heureusement solide, est mouillé lui aussi d'avoir été forcé à mainte reprise de poser genou à terre. Le vent se fait plus violent à mesure de ma petite ascension, mes oreilles, dépassant de ma casquette, sont si froides qu'elles me sont douloureuses, le nez coule, les yeux pleurent, les doigts sont rouges et enflés. Mais ça ne va certainement pas m'arrêter. Je suis toujours parvenu à monter, et aujourd'hui ne sera certainement pas différent.

***

Ma persévérance se montre payante, soufflant et crachant, me jurant presque sur le moment de cesser de fumer sur le champ, je me hisse enfin tout en haut du bois, là où il n'est plus possible ensuite de grimper, sur une sorte de petit plateau. La vue qui s'offre à moi me rappelle alors instantanément pourquoi nous aimons tous à monter ici.
J'ai vue sur toute la vallée, et bien au-delà même. Au loin, on peut voir la Côte, surchargée de constructions, et même la mer. Une flaque d'eau vue d'ici.

***

Assis sur une pierre enneigée, qui me trempe immédiatement le fondement, j'imagine les touristes de la Côte comme une multitude de fourmis s'affairant tout autour de cette flaque. Je regarde ma montre. 9h10. Voilà presque une heure que nous sommes partis. Le temps passe vite !
Toutes les bonnes choses ont une fin, et si je ne me hâte pas, bientôt, on va s'inquieter à notre sujet. Je me relève, siffle les chiens et leur lâche un "Allez !".

***

Ils connaissent bien ce signal, ce mot, ce sifflement entre les dents. Ils cessent toute activité sur l'instant, semblant restés figés l'espace d'une seconde, une patte en l'air, la tête tournée en ma direction, les oreilles relevées. Puis, d'un coup, ils reprenennent leur course folle, dans le sens inverse cette fois, signe qu'ils ont effectivement compris.

***

Monter fut une chose, descendre en sera une autre. De plus, j'ai toujours préféré monter plutôt que de descendre. Après une ou deux tentatives hasardeuses, je constate avec bonheur que la neige, amortissant tout, rend les choses infiniment plus simples.
Lorsque cela descend trop, il suffit alors de sauter, courir, enfoncer les jambes avec force et profondément dans la neige. Je chute deux fois, qu'importe ! Je peux bien transformer cette descente en toboggan géant après tout !
Je suis de toute façon déjà trempé, jusqu'au boxer... Ma tante à mon retour me grondera comme si j'étais encore un tout jeune enfant, avant de m'envoyer à nouveau prendre la douche, le temps de me préparer une infusion à la verveine. Beurk ! Cette perspective, qui ne m'enchante pas, me ramène à un peu plus de raison, et je me redresse.

***

Cooky, surgissant tout à coup de derrière, me double à toute vitesse, dérapant, m'envoyant ses 32 kilos droit dans la jambe. Ne freinant pas sa course pour autant, il continue, me double pour faire un brutal volte face, quelques mètres plus bas. Déséquilibré, je me rattrape à un arbre. La forêt, dont le presque silence n'avait été troublé jusque là que par les grognements et aboiements des chiens, résonne tout à coup, ce qui achève de faire taire les quelques oiseaux qui chantaient encore : "P*t*in Cooky !!!!! Ma guibolle m*rde !! Fait DOU-CE-MENT !!!". Cette expression, dite en détachant bien chaque syllabe, est connu de tous propriétaires de gros chiens..

***

Mais les chiens ne semblent pas prêts de se calmer. Je peux bien gesticuler maladroitement là-haut, ça leur est totalement égal. Je décide donc de m'éloigner des lieux de passages, et de prendre par les côtés. Par ailleurs, la descente se montre ici beaucoup plus simple. C'est à ne pas comprendre pourquoi ils ne la préfère pas.
Une enjambée, deux, trois.... il n'y en aura pas une quatrième. Grand moment de solitude vécu lorsque, seul dans le bois, le sol se dérobe à mes pieds.

***

Je commence par glisser, cherchant maladroitement à me rattraper un peu partout, sans trop savoir vraiment à quoi d'ailleurs, car le paysage défile brusquement beaucoup trop rapidement à mes yeux, puis je sent que je décolle. Le sol, qui était il y a une seconde encore, en contre-bas, beaucoup plus bas, se rapproche dangereusement à une vitesse fulgurante. Vous croyez que cela va trop vite ? Qu'on ne pense pas dans ces moments là ?
Faites-moi confiance, il y a le temps pour une pensée. La mienne fut : " Te cognes pas la tête !".

***

Après un choc brutal, ( sur le dos, et l'épaule, bien bleue à présent mais heureusement indemne, pas sur la tête ! ) j'ai roulé, faisant, telle une voiture, plusieurs tonneaux, avant de stopper ma course, sur le dos, le souffle court. Ce devait être très drôle à voir remarquez !
Pour être totalement honnête, je suis resté si bête, trouvant la situation presque comique, à moitié sonné par la chute, et par ma chance, je dois bien l'avouer, que je n'ai pas eu mal sur le moment. Absolument aucune douleur. Merci les endorphines. Mais c'est venu rapidement ensuite, pour ça, pas de soucis !

***

Pour couronner le tout, comme si ma chute et ma frayeur n'avait pas été suffisantes, Cooky, dans sa jeunesse abrutie de grand chien maladroit, croyant sans doute que je voulais jouer dans mes folles cabrioles, se précipite sur moi et me saute dessus. Ca y est ! Nous y sommes !! Maintenant c'est bon, j'ai mal !!

A suivre...




Rafi, le 28/12/2009




PS : Que personne ne s'inquiète pour autant, je vais bien malgré cette chute, si tel n'était pas le cas, je ne serais pas ici à vous écrire ! Le petit miracle de noel qui sait ? xD.. En attendant, ça commençait à faire long, alors pour ceux que ça intéresse, la "chute" de cette histoire sera en ligne demain matin, probablement donc le dernier article de l'année ^^


# Online seit Dienstag, 29. Dezember, 2009 um 01:44

Moi et ... le réveillon de Noël




Jeudi 24 décembre. Debout de bonne heure après avoir passé une très mauvaise nuit, j'appréhende déjà quelque peu ce réveillon. Je ne sais pas comment cela va se passer, quelles sont leurs coutumes, leur sujet de conversation, je ne sais pas même combien nous serons, ni si je vais connaître tout le monde.

***

Mais pour le moment, nous sommes au matin du 24 décembre et il est tout juste 6 heures. Il est hors de question de passer cette journée les pensées tournées vers la perspective de ce réveillon. 24 décembre ou pas, la journée est égale aux autres. Me voilà au dehors avec les chiens, évitant donc d'y songer, de penser que cela aurait fait 6 ans que je ne fêtais plus vraiment Noel, cette année.

***

Quel temps !
Tout est silencieux, les nuages forment un plafond épais, où le soleil ne passe pas, enflés de cette envie de crever,ayant cette couleur si caractéristique à la neige. La neige est dure à mes pieds, elle commence enfin, bien qu'encore timidement, à fondre. Le grondement de la cascade est devenu si puissant, que la voix de sa colère recouvre presque totalement le chant du coq.
Un coin de paradis, un temps presque irréel, et je reste là, à contempler, oubliant enfin toute pensée.

***

En rentrant, ma tante me ramène à la réalité en me reparlant du réveillon. Elle le fera avec ma famille, mais pourtant, c'est du réveillon que je vais passer dont nous parlons. J'apprend par Yvan que nous serons 32 personnes, et je n'en connais pas la moitié. Il me dépeind un tableau angoissant de ses réveillons. Ce qui ne me tranquilise pas vraiment.

***

La matinée s'égrène au fil des tâches de chacun, et bientôt, il est midi. Nous mangeons léger, une soupe de poireaux préparée durant la matinée, et dont l'odeur a emplie la maison toute entière. Une des différences majeures d'avec les soupes toutes prêtes.
Ne pouvant pas, comme eux le font, me réserver pour le soir, je mange une belle assiete avant de me servir une bonne part de camembert et deux riz au lait. Ca ne nous va pas de nous retenir, la preuve, la bouteille de vin y est passée.. Pour compenser sûrement.

***

Durant le café, alors que les nuages ont enfin perçés et qu'au dehors, la neige tombe en formant des tourbillons, nous nous mettons d'accord tous les trois pour nos réveillons faits séparément. Las de la discussion sans fin, j'ajuste la flamme du poêle, et m'allonge sur le canapé. Alangui par cette lourdeur qui survient toujours insidueusement après un repas, je ferme les yeux un instant. Pour les ouvrir à nouveau à...17 heures.

***

Après avoir aidé Yvan a déblayer l'allée dehors et avoir longuement, très longuement parlé avec ma mère au téléphone, je me dirige à la salle de bain afin de me préparer. Une fois habillé, on étouffe sec là-dedans, tout le monde s'est donné rendez-vous à la fois !
19h15, angoissé mais prêt, j'attend Yvan.

***

Le téléphone sonne et je décroche, Yvan s'étant déjà disputé avec sa mère. Ne pas s'en faire, cela fait partie du quotidien.
J'apprend qu'en fait, nous étions attendus pour 19h30, il est précisément 19h23, nous sommes encore chez nous. Je me confond en excuse, et nous partons sous une neige drue.
Mais, au fur et à mesure que nous descendons vers la côte, la neige s'amenuise puis cesse. Et une fois arrivés sur la côte, c'est de la pluie. C'est sous une grosse averse que nous arrivons dans la petite résidence.

***

L'appartement est bondé. Après avoir salué tout le monde, je me précipite sur le balcon, avec une cigarette, histoire de calmer un stress latent. Et je tombe nez à nez avec d'immenses plateaux d'huîtres...
Comme justement les entrées mettent un peu de temps à arriver, tout le monde profite grandement des appéritifs qui disparaissent à grande vitesse. Les huîtres, crues et cuites, arrivent ainsi que le saumon. Tout le monde prend place aux tables . Au milieu des conversations et des plaisanteries de chacun, je gobe silencieusement et rapidement une bonne douzaine d'huîtres crues, n'aimant pas les cuites.
Cela n'échappe à personne et, comme ils ont vu trop gros au niveau de la quantité, je suis invité à aider à terminer.

***

Après deux douzaines d'huîtres, pourtant prêt à éclater, je continue avec le plat principal. Que je termine... je ne sais comment.
Yvan, amusé, me demande où je trouve la place pour tout ça.
Le repas terminé, les ceintures dessérées, repus, nous sommes tous de très bonne humeur, et j'ai enfin lâché toute reserve. Nous réclamons tous une pause.
Je repère un fauteuil et m'y précipite, car à 32, les places sont chères ! La mère d'Yvan propose d'ouvrir les cadeaux avant la bûche. Tout le monde est d'accord. Je pense que cela sera très rapide, il n'y a qu'un enfant.

***

Yvan prend l'appareil photo, les cadeaux arrivent. Un tas, puis deux, puis trois, et bientôt, le sol est si recouvert que nous ne l'appercevont même plus. Je suis estomacqué.. Trop gâté ce petit, non ??
Je met un certain temps avant de réaliser qu'ici, il n'y a pas que les enfants qui reçoivent des cadeaux de Noël. A la différence de chez moi, il y en a pour tous. Sa mère commence la distribution, et, au milieu des noms qui fusent, j'entend le mien.. Silence....
J'ai reçu un cadeau.. Je suis mal à l'aise. Je comprend peu à peu que j'ai reçu des cadeaux de plusieurs personnes, alors que moi, je n'en ai fait qu'un. J'explique tant bien que mal que je ne savais pas qu'il y avait des cadeaux entre adultes, personne ne m'en tient rigueur, tout le monde me rassure, mais je suis tout de même très mal à l'aise sur l'instant.

***

Je suis bientôt recouvert de cadeaux sur mon fauteuil, n'osant même pas les ouvrir.. Et puis, comme tous ont ouvert les leurs, je commence à m'occuper des miens. Parmis tous les cadeaux, un seul comporte mon prénom civil, la personne s'étant excusée, alors qu'avec un grand sourire, je lui indiquais que ça n'était pas grave.

***

J'ouvre un premier cadeau, de la part de la soeur d'Yvan. Une peluche. Un éléphant, la tête plus grande que le corps, avec de grands yeux, accompagné d'un chèque. Sa soeur m'indique qu'elle aussi voulait m'offrir une nouvelle mascotte. La mère d'Yvan, dans la même optique, m'a offert un petit chat pelotonné sur une couverture. Suivront deux boîtes de chocolat, un coffret de thé, comportant un nombre ahurissant de thé et infusions, qui feront le bonheur de Vaness quand elle dort chez moi, deux écharpes, un coffret offrant un séjour de snowboard offert par Yvan au courant de mon envie de reprendre le surf, un agenda, un stylo mont blanc, un coffret de parfum, pour homme bien évidemment, et l'oeuvre complète de Montesquieu pour qui j'ai une grande passion. Une sacrée surprise !!
Comme si tout ça ne suffisait pas, Yvan m'indique qu'un autre cadeau de Noël de sa part arriverait avec un peu, voir beaucoup, de retard. Il m'explique que Vanessa aussi a un cadeau pour moi, qui arrivera plutôt début janvier. Quelle année mes amis ! Je ne me souvient pas avoir été autant gâté !!

***

Justement en parlant de Vaness, je pense à elle tout un coup, l'imaginant réveillonnant, ouvrant ses cadeaux.. Espérant les miens lui ont fait plaisir. Je l'espère sincérement en tout cas.
J'aimerais l'appeler, lui envoyer un sms au moins, mais, dans la précipitation du départ, j'ai laissé mon GSM quelque part à la maison.
Nous repassons à table pour les bûches, et malgré tout ce que j'ai mangé, je trouve encore pas mal de place pour elles, ignorant à ce moment, l'état nauséeux dans lequel je me trouverais le lendemain. Mais c'est le réveillon de Noël, je peux bien me coller une indigestion, si j'en ai envie !

***

Après avoir enfin terminé le repas, nous nous retrouvons, Yvan et moi, sur le balcon, fumant une cigarette, un café à la main. Nous discutons du réveillon qui, au final, se déroule vraiment bien. Il est presque 23 heures, nous projettons de rentrer. Les plaisanteries et la bonne humeur fusent encore de toute part dans l'appartement, mais beaucoup sont à présent sur le canapé, plus calmes. Nous rentrons, passons un moment sur le canapé, et, au moment où je me lève pour décider de notre départ, alors qu'Yvan s'endort presque, nous sommes alpagués pour jouer une partie de uno à neuf.
Jusqu'à très tard, nous avons joué à ce jeu, que jamais nous n'avions trouvé si amusant, ce fut un excellent moment.

***

A deux heures et demie du matin, enfin, nous prenons le chemin du retour. Nous passons devant la grande maison de ma soeur, encore éclairée, nous distinguons à l'intérieur des silhouettes.. Ils sont encore entrain de danser. Comme chaque année, cela se terminera vers 4-5 heures du matin. Ma tante va sacrément dormir en rentrant !
Enfin, à 3h15 du matin, nous arrivons à la maison. Il ne neige plus. Les chiens, endormis, ne nous ayant pas entendu arriver, aboient. Pour nous saluer et nous faire la fête ensuite. Nous décidons de poser leurs petits cadeaux au pied du sapin.. Sushi déchiquettera elle même le papier cadeau demain matin, incroyable non ?

***

Enfin, fatigués, mais très heureux, nous montons nous coucher. Cette année, j'ai moi aussi passé un excellent réveillon de Noël, me réconciliant peut être avec cette fête. Surement même.




Rafi, le 25/12/2009






Et vous, vous avez passé un joyeux Noël ? Je l'espère dans tous les cas. Je vais, enfin me direz-vous, passer sur vos blogs. La vidéo a été crééee par Yvan, qui a aussi fait toutes les photos^^.




EDIT :
Etant donné l'heure, je vais aller manger et puis j'ai beaucoup de choses à faire aujourd'hui. Je passerais répondre aux 5 commentaires auxquels je n'ai pas encore répondu dans la journée. Merci de votre compréhension.

# Online seit Samstag, 26. Dezember, 2009 um 04:24

Geändert am Samstag, 26. Dezember, 2009 um 06:18

En attendant un article et une réponse à vos commentaires...

En attendant un article et une réponse à vos commentaires...








BON REVEILLON










# Online seit Mittwoch, 23. Dezember, 2009 um 23:42

Moi et... les bons souvenirs d'enfance

Moi et... les bons souvenirs d'enfance




Dimanche matin. Encore tout ensommeillé, de ce sommeil abruti de quelqu'un qui a trop dormi, s'imposant une inutile grasse matinée sous le prétexte que c'est justement dimanche, je descend les escaliers, chacun de mes pas étant rythmés par le ronflement grave et régulier d'Yvan, qui lui, dort encore.
Ma tante étant déjà levée et habillée, mon bol est prêt sur la petite table de la cuisine. Elle me sert généreusement en café, me demande si la nuit a été bonne et ne me gêne plus, elle sait que je n'aime pas à discuter lorsque je me lève.

***

Ca pour être bonne, elle le fût ! J'ai même rêvé de mon grand-père, ce qui est rare. Bâillant à m'en décrocher les mâchoires, occupé à tenter de me raccrocher aux détails de ce rêve qui, peu à peu, m'échappent et s'évaporent, elle me coupe dans mes pensées, pour me ramener à la réalité :
- Après, quand j'aurais terminé le ménage, je t'aiderais pour le repassage, la corbeille déborde, on sera pas trop de trois pour en venir à bout ! J'ai vu que de la polenta repose depuis hier, tu penses qu'Yvan va nous faire de la daube ?
Avisant la bouteille de Bordeaux sur la table, un St Emilion, j'acquiesce de la tête et me lève afin de me préparer et de sortir les chiens.
Elle m'agace à la fin, je veux être seul avec mes souvenirs d'enfance qui m'assaillent tout à coup.

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Lorsque j'étais petit, à partir de l'âge d'un an, ma mère, venant de divorcer, m'avait confié à mes grands-parents, ses horaires à la maison de retraite étant trop irrégulières et nombreuses. J'ai été élevé par eux, majoritairement, grandissant dans une atmosphère protectrice remplie d'amour, dans une résidence grande et calme, entouré d'un bois.
Pour chambre, j'avais un petit lit pliable installé tout près du leur et, à chaque cauchemars, je me rendormais au son rassurant des ronflements de mon grands-père. Je n'ai jamais vraiment sû d'ailleurs comment je me retrouvais dans ce lit. Je m'endormais dans celui de ma grand-mère, auprès d'elle. Là où, me semblait-il, rien ne pouvait m'arriver. Je profitais que mon grand-père ne trouve le sommeil que tard dans la nuit.
Biensur, à bien y songer, ce devait être lui qui me remettait dans mon lit.
Pour mes grands-parents, il était très incorrect et mal vu que les ainés dorment auprès des enfants. Aussi, ma grand-mère séparait-elle toujours nos deux corps par un traversin lorsque je couchais à ses côtés.

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Au matin, une agréable odeur chocolatée me tirait du lit. Je me levais déjà de bonne heure.
Ma grand-mère, en tablier , s'affairait au ménage et en cuisine. Chez elle, par miracle, je petit déjeunais.
Elle me faisait un chocolat chaud, que personne n'est encore parvenu à égaler, ainsi que quelques tartines. Je m'inquiètais tous les matins de mon grand-père, et, tous les matins, elle me répétait la même phrase : "Il est allé chercher son journal, il n'est pas parti en vadrouille sans toi".
Vrai, il revenait alors et s'installait à la grande table pour le lire.

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Je m'habillais vite ensuite afin que nous sortions Sophie, la petite chienne, au bois. " Comme ça, mamet ne nous aura pas dans ses jambes."..
Il y avait une condition pour que mon grand-père me laissa sortir, et une seule : " Tu met un chapeau, où tu ne vient pas !". Interdiction formelle de sortir, quel que soit le temps et la saison, sans couvre chef. J'ai 23 ans, j'ai gardé cette habitude...
Nous allions alors au bois, et, si au début de notre promenade, nous étions calmes, mon grand-père m'apprenant diverses choses ( reconnaitre les plantes, arbres, oiseaux, serpents, baies, construire......... etc... ), par la suite nous jouions comme deux enfants à travers le bois. Il n'était pas en reste d'ailleurs, et plutôt inventif dans ces jeux qui n'étaient pourtant plus de son âge.

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Au retour, nous étions joliement arrangés, "sales comme des cochons", d'après ma grand-mère. Et lorsque, sévère tout à coup, elle affectait de me gronder, je rougissais en regardant mes pieds avec un sourire d'avoir vu mon grand-père dans son dos faire la grimace dans un clin d'oeil. Nous étions complices, même dans nos bêtises. De nos vêtements crottés au bocal plein de têtards que souvent nous ramenions,et qui nous "obligeait" alors à ressortir au bois afin de les libérer.

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Une fois débarbouillés, nous passions à table, à onze heures trentes. Ma grand-mère tenait à ce que je mange de tout, afin que plus tard, je ne soit pas difficile. Et mon grand-père, ayant enfant, beaucoup souffert de la faim, vérifiait quand à lui la quantité. Déjà gros mangeur et pas difficile à l'époque - Sophie, postée sous la table à mes jambes, m'aidant à terminer en cas de besoin -, j'étais récompensé alors d'une toute petite goutte de vin rouge dans mon verre d'eau. Je n'aimais pas. Mais papy en buvait, je voulais faire de même.

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Après le repas, j'étais dispensé de la sieste. J'étais selon eux, "un véritable nerfs impossible à endormir". Et c'était bien vrai !! Alors que mon grand père dormait toujours une heure pendant que ma grand-mère tricottait, je tournais en rond dans mon lit, faisant parfois semblant de ronfler. Au bout d'un quart d'heure, ayant l'impression d'être là depuis une éternité, je me frottais les yeux et prenais un air ensommeillé. Je me levais alors pour aller dans le petit salon et dire à ma grand-mère, qui n'était pas dupe, que j'avais bien dormi. Aussi, rapidement, ils ne me forcèrent plus.

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Seulement, je n'avais pas le droit de sortir le temps de la digestion. Je jouais au calme. J'avais là-bas, une petite valise, peine de petites voitures, et une grande boîte remplie de légo. Lorsque mon grand-père se levait de sa sieste, je changeais mes activités, afins de mieux coller aux siennes. Je l'imitais toujours, en tout. Jusqu'aux positions et à sa respiration, calant alors mon rythme sur le sien.
Il faisait comme tous les jours ses mots croisés, et, assis face à lui, je dessinais.

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Enfin, après le gouter, l'heure de la sortie arrivait. Nous allions alors à son garage, et chaque après midi, je l'imitais, ignorant alors à l'époque qu'ainsi, j'apprenais beaucoup, jouant avec quelques outils sur l'établi, ou construisant avec lui une maison à oiseaux. Elles étaient joliement faites d'ailleurs, nos maisons.
Venait l'heure de ses feuilletons télévisés, alors il rentrait, me donnant avant mon vélo.

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Alors commençait une après midi de jeux à nous défouler, tous les enfants du coin réunis, les petits suivant les grands à vélo, les imitant, pédalant à en perdre haleine. Souvent lassés de leurs prouesses de grands, trop difficiles et trop calmes pour nous, nous finissions dans le bois, à escalader les arbres, à jouer aux gendarmes, ou aux cow-boy. J'étais un des seul "voleur" que les gendarmes n'attrapaient jamais, je me cachais si bien que souvent, ils rentraient sans m'avoir apperçu. Nous rentrions le soir, fatigués mais surexcités, à grand coup de tapes sur l'épaule, comme les grands, fiers de nos vélos sur lesquels nous accrochions une carte afin d'imiter le bruit de la moto, et de nos lances-pierres, fabriqués par nous même.

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Ma grand-mère me faisait couler un bain, dans lequel je jouais avec de petits animaux de plastique. Je pouvais éclabousser tant que je le voulais ici, pour peu que je la laissa me laver les cheveux sans hurler comme un cochon qu'on égorge. Ce qui n'était pas une tâche facile !!
Je faisais alors le phoque, la baleine, le toboggan sur la descente de la baignoire et, sans complexe aucun, nu comme un ver pourtant, je montrais à mes grands-parents comme je mettais bien ma tête sous l'eau, les yeux ouverts.

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Au sortir du bain, la table était déjà mise pour le souper. Après manger, je pouvais rester un peu avec eux, le temps du journal télévisé, puis je gagnais la chambre où je luttais contre le sommeil, attendant pour m'endormir la venue de ma grand-mère.
Une fois installé à ses côtés, à l'autre bout du traversin qui nous séparait, je m'endormais alors sans demander mon reste, songeant à la journée à venir, tout aussi belle, si ce n'est plus.

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Une violente détonnation, un coup de fusil, résonnant dans la vallée, me ramène à la réalité. Appuyé au mur, réchauffé par un timide soleil, le sourire me vient alors au visage. Il faut se l'avouer, mon enfance a été magnifique. Je n'ai pas toujours bénéficié de l'amour et de la protection de mes grands-parents, j'ai aussi vécue des choses malheureuses, sur lesquelles d'ailleurs je ne m'étendrais pas. Elles sont toujours là, enfouies, refoulées quelque part au fond de moi, mais, lorsque moi aussi,un jour, je serais vieux et fatigué, ce sont tous ceux là que je garderaient, ne pensant alors plus au reste.
Parce qu'au final, nous nous séparons du pire pour ne garder que le meilleur, l'essentiel. Ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes. Du moins, j'en suis personnellement et intimement persuadé.



Rafi, le 20/12/09

# Online seit Sonntag, 20. Dezember, 2009 um 11:05